mardi 20 juin 2017

Christophe Blain : Gus T4 Happy Clem ♥♥♥

10 ans ! Il a fallu attendre presque 10 ans pour voir la suite des aventures de Gus, Clem et Gratt. Pendant toutes ces années, Christophe Blain a dû travailler sur d’autres projets, mais jamais il n’a oublié les trois compères, promettant que ceux-ci allaient revenir mettre la pagaille dans l’Ouest. 

Alors, a-t-il eu raison de persister et nous d’attendre ? Evidemment que oui ! Faut dire que ce quatrième tome démarre fort avec une attaque de train comme seul Gus sait les mener. Toutefois c’est le seul moment mettant en scène Gus, le reste de l’album étant focalisé sur Clem, ce dernier n’arrivant pas à trouver sa place entre père de famille, bourgeois respectable et braqueur de banques émérite.

Bien plus sombre que ses précédents, ce tome se révèle plus complet, plus mature, les personnages comme l’auteur ayant évolué. On passe de scènes de beuverie et de cavalcades endiablées à des scènes très dures mais aussi très tendres entre un père et sa fille ou un homme assailli par ses démons cyclopéens. L’humour n’est plus omniprésent même s’il est toujours là, plus distillé et plus percutant. Blain démontre l’étendue de son talent, le dessin est excellent, maîtrisé de bout en bout, le jeu sur les décors, les ambiances, les ruptures de ton, tout est juste, sans faute, tout arrive au bon moment, tout s’enchaîne parfaitement. L’auteur s’amuse même à caser des seconds rôles de luxe comme Robert Duvall ou Gene Wilder.

Bref, retrouver cette série fut un véritable bonheur. Par contre, il est conseillé de relire les albums précédents avant d’entamer Happy Clem, histoire de tout se remettre en mémoire.  Et vivement la suite, d’autant plus que l’album nous abandonne sur un cliffhanger aussi intenable que désespéré.

Florian


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jeudi 15 juin 2017

Ecole(s) de Nice - Expositions 23 juin-15 octobre 2017

Après le succès des événements Nice 2013. Un été pour Matisse et Nice 2015. Promenade(S) des Anglais, la Ville de Nice propose une programmation estivale de quatre expositions du 23 juin au 15 octobre 2017 dans 4 lieux différents

Présentées sous le titre générique de Nice 2017.École(S) de Nice à l’occasion du 70ème anniversaire de la création symbolique de « l’École de Nice » et du 40ème anniversaire de l’exposition fondatrice « À propos de Nice » au Centre Pompidou, au moment de son ouverture, en 1977.

Ce programme rassemblera des oeuvres (peintures, sculptures, installations, collages, photographies, documents d’archives…) issues des collections des musées et institutions municipales auxquelles s’ajoutent les prêts exceptionnels consentis par une centaine de musées, d’institutions, parmi les plus prestigieux, et de collectionneurs particuliers de France et d’Europe.
L’exposition du MAMAC fait par ailleurs l’objet d’un partenariat avec le Centre Pompidou et le Centre National des Arts Plastiques.
(source : www.nice.fr)

vendredi 9 juin 2017

Guy Ritchie : Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E ♥♥♥

Résumé : Au début des années 60, en pleine guerre froide, l'agent de la CIA Napoleon Solo et de l'agent du KGB Illya  Kuryakin, contraints de laisser de côté leur antagonisme ancestral, s'engagent dans une mission conjointe : mettre hors d'état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial, en favorisant la prolifération des armes et de la technologie nucléaires. Pour l'heure, Solo et Kuryakin n'ont qu'une piste : le contact de la fille d'un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d'infiltrer l'organisation criminelle. Ils se lancent dans une course contre la montre pour retrouver sa trace et empêcher un cataclysme planétaire.

Notre Avis : Que ce soit sur un petit film de gangsters ou l'adaptation hollywoodienne des aventures du plus célèbre des détectives, Guy Ritchie arrive toujours à poser sa griffe et Agents très spéciaux - Code U.N.C.L.E. ne déroge pas à la règle.

Adaptation de la série TV des années 60, cette parodie de film d'espionnage a longtemps traîné dans les cartons de Warner Bros. avant d'arriver entre les mains du réalisateur britannique qui s'en est donné à cœur joie de mettre tout ça à sa sauce. On retrouve ainsi son amour pour les angles de caméra surprenants, les plans très sophistiqués, les dialogues percutants... le tout servi par un casting de haut-vol avec un Henry Cavill plus bondien que la plus flegmatique incarnation de l'agent 007 devant collaborer avec un Armie Hammer tout aussi imperturbable malgré les efforts de l'impertinente Alicia Vikander sans oublier les implacables seconds rôles (Elizabeth DebickiHugh GrantSylvester Groth et Jared Harris)

Un bon film d'action alliant espionnage, humour et course-poursuite avec un excellent travail sur l'ambiance des années 60 qui lui confère un petit côté délicieusement vintage.

Florian


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vendredi 2 juin 2017

Play-list conférence-concert Le Jazz à l'écran

Voilà enfin la playlist et la filmographie tant énoncées par Daniel Brothier ! Retrouvez tous les artistes, les titres et les films mentionnés, montrés ou joués le vendredi 12 mai 2017 lors de la conférence-concert Jazz à l’Écran.
Introduction - 1re partie : Les comédies musicales

Hellzappopin 1941

Cabin in the sky (Un petit coin aux cieux) 1943
     Duke Ellington : « Things ain't what they used to be »


Stormy weather (Symphonie magique) 1943
     Cab Calloway : « Jumpin’ jive »




2e partie : L’âge d’or du jazz au cinéma

Alex NORTH (1910-1991)

     Alex North, Jerry Goldsmith & The National Philharmonic Orchestra «Belle reve reflections»

Kenyon HOPKINS (1912-1983)

The Strange One (Demain ce seront des hommes) 1957
The Fugitive Kind (L'Homme à la peau de serpent) 1958


The Reporter (Série TV) 1964


Shorty ROGERS (1924-1994)


The Man With Golden Arms (L’Homme aux bras d’or) 1955
     Shorty Rogers & Elmer Bernstein « Clark Street »


avec Leith Stevens
Private Hell 36 (Ici brigade criminelle) 1954

Johnny MANDEL (1925- )

I Want to live (Je veux vivre !) 1958
     « Frisco Club »


The Harper (Détective Privé) 1966
The Sandpiper (Le Chevalier des sables) 1966
     « The Shadow Of Your Smile »


Andre PREVIN (1929- )

The Subterraneans (Les Rats de caves) 1960
     « Main title (why are we afraid) »

The Fortune Cookie (La Grande Combine) 1966

Henry MANCINI (1924-1994)



Peter Gunn (Série TV) 1958
     « Générique »


« Lujon » issu de l’album Mr Lucky Goes Latin (1961) faisant référence à la série TV Mr Lucky   (Bonne chance M. Lucky) et repris dans de nombreux films.


3e Partie : Les chefs de file

Lalo SCHIFRIN (1932- )

Mission Impossible (Série TV) 1966 
     « Jim on the move »


Bullitt 1968
     « Générique »




Tango 1998

Jerry FIELDING (1922-1980)

The Mechanic (Le Flingueur) 1972
The Enforcer (L'inspecteur ne renonce jamais) 1976
The Gauntlet (L'Épreuve de force) 1977


Quincy JONES (1933- )

Son morceau phare « Soul Bossa Nova »a été repris dans de nombreux films comme, par exemple, Austin Powers

The Slender Thread (Trente minutes de sursis) 1965
The Deadly Affair (MI5 demande protection) 1966
In Cold Blood (De sang-froid) 1967
In The Heat Of The Night (Dans la chaleur de la nuit) 1967
     « Générique »


The Split (Le crime, c'est notre business) 1968
For Love Of Ivy (Mon homme) 1968

4e Partie : Jazz En France

Martial SOLAL (1927- )

À Bout de Souffle 1960
     « Poursuite »


Michel LEGRAND (1932- )

     « The Boston Wrangler – Room’s Suite »


Cop And Robbers (Flics et Voyous) 1973
Never Say Never Again (James Bond : Jamais plus jamais) 1983
Dingo 1991

5e Partie : Blaxploitation

Isaac Hayes / Shaft (Série TV) 1971
     « Générique »


Curtis Mayfield / Superfly 1972
     « Pusherman »


J.J. Johnson / Across 110th Street (Meurtres dans la 110e rue) 1972
     « Générique »


J.J. Johnson / Cleopatra Jones 1973
James Brown / Slaughters Big Rips Off 1973
J.J. Johnson / Willie Dynamite 1974

6e Partie : Jazz et Funk - de 1986 à aujourd’hui

Branford Marsalis / Mo Better Blues 1986
     « Générique – Jazz Thing »


John Lurie / Down By Law 1986
     « Strangers In The Day »


Yoko Kanno And The Seatbelts / Cowboy Bebop
     « Tank »


Treme (Série TV) 2010
     « Generique »


Partie Concert


Stanley Wilson / The Music From M Squad Compilation 1959
Elmer Bernstein / Johnny Staccato (Série TV) 1959
The Lounge Lizards 1981
Earl Bostic 1969
Lalo Schifrin / Mission Impossible And More

Quelques CD complémentaires : 

Le Jazz à L’écran / Hollywood New York Paris Turin - Fremeaux, 2014
North Of Hollywood 1958
Like Previn! 1960
The Best of Henry Mancini 1997

jeudi 11 mai 2017

Heinrich Böll et Emile Bravo : La leçon de pêche ♥♥♥

Dans un petit port tranquille, un vieux pêcheur se repose. Arrive un touriste, curieux et dynamique, qui engage la conversation... Tout oppose ces deux hommes aux horizons si différents, mais une question essentielle va pourtant les réunir.

Cette très jolie petite fable de Heinrich Böll nous montre la futilité de la course effrénée à la réussite.

En effet, pour le touriste "civilisé", il est incompréhensible que ce pêcheur "indigène" (misérablement vêtu et ne possédant qu'une barque sans moteur) puisse se contenter d'une seule sortie en mer par jour alors qu'il pourrait en faire plusieurs, et au fur et à mesure augmenter son activité et devenir de plus en plus important. C'est pourquoi, il se permet de donner à ce pêcheur une leçon de pêche.

Fidèle à l’esprit de la nouvelle, Emile Bravo simplifie au maximum son propos, condense le récit en quelques phrases et quelques  pages, « se contentant » parfois de dessins pleine-page plutôt que de s’embêter à construire et enfermer son histoire dans des cases. Mais attention, simplicité ne veut pas dire facilité : la construction des planches est mûrement réfléchie, le format à l'italienne permet justement la pleine expression de ces grands dessins et chaque phrase touche juste.

La fin est intelligemment amenée, le pêcheur laisse le touriste aller jusqu’au bout de son raisonnement et le faisant amener à la conclusion qu'une fois toute carrière achevée, l'homme pourra se reposer au soleil et au gré de la marée, ce que fait déjà le pêcheur. 

« Travailler plus pour gagner plus » afin de ne plus avoir besoin de travailler ensuite ? Et si, à la place, on se contentait du nécessaire et on profitait de la vie ? Car, comme le disait un célèbre plantigrade, « Il en faut peu pour être heureux ».


Florian

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mercredi 3 mai 2017

Didier Decoin : Le bureau des jardins et des étang ♥♥♥

Résumé : Shimae, Japon, aux alentours de l'an 1000. Katsuro est un pêcheur virtuose, capable d'attraper les plus belles carpes pour les vendre sur les marchés de la ville d'Heian-kyo. A sa mort, la tâche revient à sa veuve, la ravissante et délicate Miyuki. Elle doit affronter les risques du voyage, les pièges de la grande ville, la magie et la sorcellerie et les malintentionnés en tout genre.

Notre avis : C'est un voyage au coeur du Japon médiéval auquel nous invite Didier Decoin. Un voyage où tout nos sens sont en éveils avec la douce sensation de déambuler dans les estampes d'Hiroshige ou d'Hokusai.
Fred